Crise climatique : les services publics, notre seul rempart !
Les incendies plus nombreux encore cette année que dans les années antérieures ravagent l’Europe, la France et l’Espagne particulièrement : des dizaines de milliers d’hectares partent en fumée, des populations sont évacuées dans l’urgence, des écosystèmes entiers détruits, des vies bouleversées.
Ces incendies, par leur ampleur, confirment l’accélération des effets du changement climatique, annoncée depuis des années par les scientifiques du climat.
Ils mettent aussi en évidence le manque de réflexion politique, de planification pour faire face aux nombreux défis liés au réchauffement climatique et ainsi protéger les populations.
Face à ces événements qui n’ont plus rien d’exceptionnel, une évidence s’impose chaque jour un peu plus : Ce sont les services publics et leurs agents qui tiennent la ligne, au péril de leur vie malheureusement pour certains : Pompiers, hôpitaux, sécurité civile, et bien sûr le service public de l’énergie. Ils oeuvrent pour l’intérêt général malgré des moyens humains et matériels devenus très insuffisants puisque constamment dégradés par les gouvernements successifs et particulièrement sous les quinquennats de Macron.
Les électriciens et gaziers engagés et sur le pont !
Derrière chaque réseau réalimenté après un feu, une tempête ou une canicule, il y a des électriciens et des gaziers qui interviennent.
Lors des incendies comme ceux de Gironde, les gaziers travaillent aux côtés des pompiers, sur le terrain, pour couper les alimentations en gaz dans les zones menacées : un geste technique indispensable pour éviter qu’une fuite ou qu’une canalisation exposée aux flammes ne transforme un feu de forêt en drame encore plus important.
Ce travail, invisible pour le grand public, est pourtant une condition de la sécurité de tous.
Souvent dans l’urgence, parfois de nuit, parfois au péril de leur sécurité, ces agents interviennent pour que des hôpitaux continuent de tourner, que des foyers gardent l’accès à l’eau, à l’électricité et au gaz…avec des moyens insuffisants.
La fragilité de nos infrastructures et de nos organisation mise au grand jour
Dans certaines zones, la continuité de l’alimentation électrique repose actuellement sur une seule liaison à haute tension (225 kV). Cette situation souligne à quel point les réseaux, comme nos moyens de production, sont exposés aux événements climatiques extrêmes et rappelle l’urgence des investissements nécessaires mais aussi de l’accroissement des effectifs pour garantir un service public de qualité, sûr et robuste face à la multiplicité des risques climatiques. Cela impose la sortie du marché de l’électricité, que la CGT porte sans relâche depuis l’ouverture à la concurrence et le changement de statut de l’entreprise EDF-GDF dans les années 2000.
L’engagement de beaucoup de nos collègues va au-delà de leurs missions d’électriciens et de gaziers en étant sapeurs-pompiers volontaires.
Cela constitue un élément essentiel de la réponse aux catastrophes naturelles et mérite un soutien sans ambiguïté de leurs employeurs.
Nous saluons aussi la forte mobilisation des élus, des salariés et des bénévoles des Activités Sociales de l’énergie qui, localement comme nationalement, ont su réagir rapidement pour apporter un soutien concret aux personnes touchées par les incendies.
Cette mobilisation est à l’image des valeurs portées par les Activités Sociales de l’énergie : proximité, fraternité et entraide.
Elle démontre que, dans les moments les plus difficiles, notre modèle social est un véritable outil de solidarité.
C’est précisément au moment où ce service public prouve, une fois de plus, son utilité vitale, que le gouvernement, via la Cour des comptes, choisit d’attaquer son socle social !
Quelle incurie de ces politiques toujours au service des plus riches, du grand capital.
D’autres choix s’imposent : On ne répond pas à l’urgence climatique en fragilisant les conditions de travail et de rémunération des agents des IEG. Il faut au contraire consolider le service public de l’énergie : ses moyens, ses effectifs, son statut, ses droits…et sortir l’électricité du marché !
Défendre nos conquis sociaux, ce n’est pas défendre des privilèges, c’est défendre la capacité même des agents du service public de l’énergie à faire face aux crises qui viennent.
Défendre le service public, c’est se donner collectivement les moyens de tenir face au réchauffement climatique, aujourd’hui et demain.
Pour stopper les attaques contre notre statut et le service public de l’électricité, revendiquer des augmentations de salaire et le renforcement de notre grille de salaire des IEG par l’indexation du SNB sur l’inflation, nous vous appelons dès maintenant à vous mettre en grève le 15 Septembre
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