déclaration CGT contre la vague fasciste actuelle Nous, CGT, ne baisserons jamais les bras devant l’extrême droite et les mesures anti-sociales de nos gouvernements qui valident ses idées haineuses. La période actuelle est marquée...
Ce CSE s’est tenu à Saclay, sous la présidence du Directeur de la R&D, Bernard Salha. La CGT a fait une déclaration d’actualité qu’elle vous a déjà communiqué précédemment pour exprimer sa lutte indéfectible...
Bonjour à tous, Vous savez sans doute que l’avis du CSE sur le projet d’évolution des règles de sécurité en terme de port d’Equipements de Protection Individuelle (EPI) n’a pas pu être recueilli comme...
Quels sont les vrais objectifs de la direction avec ce projet d’accueil du CMAP ? La CGT, à l’initiative de la demande de ce CSE extraordinaire, à laquelle seule la délégation SUD s’est associée,...
Les 3 et 4 septembre, amplifions la mobilisation pour gagner la grille de salaire CGT Les agent.e.s des 157 entreprises des Industries Electriques et Gazières sont appelés à se mettre en grève en septembre...
En cette période estivale, la CGT revient sur l’histoire de la lutte pour obtenir les congés payés. Le début des congés payésEn 1936 après un mouvement de grève massif, les travailleurs et travailleuses accompagné·es...
Interview sur Véol du directeur exécutif Groupe en charge de la direction de la performance impact investissement finance suite à la publication des résultats 2025 du Groupe EDF : « Comment expliquez-vous ces résultats solides ? Ils s’expliquent par une très bonne performance opérationnelle dans l’ensemble des métiers du Groupe … » 8,4 milliards de bénéfices et une dette en baisse obtenus grâce à l’implication de tous les salariés ! La cour des comptes dit que l’Etat doit se limiter sur les dividendes d’EDF, mais … l’Etat s’accapare 1 milliard d’euros de dividendes ! 1 milliard correspond à 5000€ par personne pour les 197 000 salariés du Groupe … 1 milliard équivaut aussi à 5 NR par personne pour l’ensemble des salariés à la maille EDF … En parallèle et pour rappel, les négociations salariales de fin 2025 se sont clôturées par des Décisions Unilatérales de l’Employeur au rabais, aussi bien à EDF qu’à ENEDIS … Pour la CGT, la direction doit reconnaitre le travail des agents en attribuant un NR pour tous ! NOUS TRAVAILLONS, NOUS PRODUISONS, NOUS DECIDONS Pour agir collectivement et peser sur les décisions, rejoignez-nous : https://cgt-edf-recherche.fr/se-syndiquer/Pour nous contacter : cgt-retd@edf.fr
Seul le retour à l’EPIC garantit une maitrise publique durable et la réponse aux besoins. Hydro : une loi pour le règlement des concessions hydrauliques, mais qui renforce la place du marché ! Au moment où la 3eme Programmation Pluri-annuelle de l’Energie (PPE3), publiée sans aucun débat à l’assemblée et au sénat, continue d’inscrire l’énergie dans le cadre du marché alors qu’il s’agit d’un bien commun essentiel, la loi portant sur les concessions hydro-électriques est passée à l’Assemblée nationale, et doit maintenant être présentée au Sénat. Voilà explications et analyses de la CGT sur ce dossier : Rappel historique Depuis l’ouverture à la concurrence du secteur énergétique et la modification du statut juridique d’EDF en 2004, l’hydroélectricité est visée par deux précontentieux européens : Le premier concerne le non-respect de la loi Borloo : les concessions hydrauliques n’ont pas été mises en concurrence lors de leurs renouvellements. Le second accuse EDF d’une supposée position dominante… alors même que plus de 1 200 exploitants interviennent déjà sur ce secteur. Depuis quinze ans, le mouvement ouvrier et l’intersyndicale représentative des opérateurs historiques se battent pour maintenir les aménagements hydrauliques dans le giron public et refuser toute privatisation. Une proposition de loi qui lève un contentieux Pour lever les précontentieux et relancer les investissements indispensables à la transition énergétique, les députés Marie-Noëlle Battistel et Philippe Bolo ont présenté à l’assemblée nationale, le 5 février, une proposition de loi « visant à relancer les investissements dans le secteur de l’hydroélectricité pour contribuer à la transition énergétique ». Elle se place dans la suite des Commissions Parlementaires qui se sont tenues au printemps. Pour sortir de la mise en concurrence de notre secteur, le projet prévoit une bascule de toutes les concessions vers des autorisations, mais sans transfert de propriété, contrairement à ce qui avait été envisagé dans un premier temps et fermement combattu par la CGT lors de ses auditions sur le dossier. Plus précisément, il s’agit de : Remplacer le régime concessif des aménagements hydrauliques de plus de 4,5 MW par un régime d’autorisation, sans changer l’attribution ni la propriété pour les opérateurs historiques, Renvoyer à une autre loi séparée le cas des concessions récemment renouvelées de la CNR. Ce mécanisme permettrait de lever le premier précontentieux européen. Les ouvrages (le périmètre actuel des concessions) restent de propriété publique. Toute cession ou modification ultérieure du droit par un exploitant, ne pourrait se faire que sous le contrôle de l’Etat. Les exploitants historiques se verront attribuer des droits réels sur l’installation, qui leurs permettront d’avoir une jouissance de cette installation équivalente à celle qu’ils auraient eu s’ils en étaient propriétaires, pendant une durée de 70 ans. Cette perspective lève des points durs pour lesquels la FNME-CGT avait demandé un encadrement législatif s’ils venaient à être appliqués. Ce scénario permet le maintien des opérateurs historiques et la sortie du risque de mise en concurrence. Il permet enfin à l’hydraulique de rester une branche d’EDF, contrairement à la quasi-régie qui exigeait à minima une filialisation. Une loi qui n’est pas sans conséquence pour les salariés Si la loi évite une mise en concurrence généralisée, elle remet en cause certaines garanties sociales aujourd’hui assurées par les contrats de concession. L’article 17 maintient l’application du statut du personnel des IEG mais ne garantit pas l’application du statut pour l’ensemble du personnel (ingénierie, fonctions supports…), ni l’extension de cette protection aux salariés des filiales (HSM, SHEMA, etc.). Certain·es député·es, fidèles au dogme libéral, ont même osé prétendre que les conventions Syntec ou métallurgie seraient plus protectrices que le statut des IEG… une affirmation pour le moins grotesque. Comme nous l’avions régulièrement acté, le passage en autorisation n’était pas notre point de sortie idéal. Le maintien des ouvrages en propriété publique lève un gros point dur. Il reste maintenant des points de surveillance : le rattachement du personnel au statut des IEC (cette mention doit être maintenue), les garanties technologiques (développement et état du parc) et enfin organisationnelles. Nous avons rappelé notre hostilité à Hercule en son temps, nous n’accepterions pas une filialisation quelconque de la production hydraulique Concernant le second précontentieux : Une loi qui acte un cadeau aux spéculateurs Pour répondre aux accusations de prédominance d’EDF – pourtant infondées dans un secteur déjà très concurrentiel –, la loi introduit, via l’article 12, des mesures totalement alignées sur les intérêts des opérateurs alternatifs : Cession aux enchères de 6 GW, soit 20 % de la production hydraulique d’EDF, Sans prix plancher, ni plafond, Sans contrôle de l’utilisation du volume acquis (possibilité de spéculation immédiate sur le marché) Avec possibilité de report si la vente échoue. Ce système purement spéculatif viendra gonfler artificiellement le calcul du Tarif Réglementé de Vente, provoquant une hausse des factures pour les usagers. Il imposera également un pilotage des aménagements dicté par le marché, et non par les besoins des usagers ou par les conditions hydrologiques ce qui va continuer d’accroître l’usure des installations, déjà observable, et augmentera les opérations de maintenance. Les usagers oubliés, la spéculation protégée Les 13 millions de personnes en situation de précarité énergétique n’ont jamais été évoquées dans le débat parlementaire. La CGT exige que les contreparties financières et les recettes de la spéculation soient réorientées vers : Les usagers Le service public L’investissement La rénovation énergétique des bâtiments publics. La position de la FNME- CGT La FNME-CGT refuse d’être la caution d’un texte qui sert avant tout la spéculation et les intérêts des opérateurs privés. Nous avons déjà vu les dégâts causés par l’ARENH : ➡ dégradation des conditions de travail, ➡ hausse des tarifs pour les usagers. Dans la suite de l’examen de ce projet de loi qui doit encore passer au sénat, la FNME-CGT interpellera les représentants de la nation pour que cette loi reprenne réellement l’esprit originel du service public dans l’intérêt de la nation et des usagers. La CGT continue à défendre le Programme Progressiste de l’Energie, avec le retour d’EDF au statut d’Etablissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), et sa revendication centrale demeure la A suivre…
Défendons notre Caisse Nationale des IEG et notre Statut !Signons massivement la pétition https://c.org/Rzr8NKzC84 Depuis plusieurs mois, la tutelle de la CNIEG – la Direction de la Sécurité Sociale (DSS) – repoussait la négociation de la convention de gestion (COG) au motif qu’il fallait d’abord un audit de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales). Et nous venons de comprendre pourquoi : la DSS se sert de l’IGAS pour proposer le démantèlement de la CNIEG. Un rapport à charge pour justifier le découpage de la CNIEG. Le rapport de l’IGAS est à charge attaquant la CNIEG sur ses coûts, notamment de personnel. Conclusion du rapport : pour faire des économies, il faut transférer l’activité retraite de la CNIEG, voire les autres activités (invalidité, décès) à une autre caisse, de préférence la CNAV. Une nouvelle attaque en droite ligne avec 20 ans d’attaque contre les régimes spéciaux Cette proposition est dans la droite ligne des attaques gouvernementales depuis 20 ans : réforme des régimes spéciaux de 2008, projet de système universel de Delevoye en 2019, obligation de transférer le recouvrement des cotisations à l’urssaf (2020), pression aux « mutualisations » (transfert de la gestion des Accidents du Travail et Maladies Professionnelles (ATMP) à la MSA, mutuelle agricole en 2022), fermeture du régime spécial vieillesse en 2023, refus d’améliorer notre régime (le minimum retraite au NR 100 acté avec les employeurs de la Branche des IEG en juillet 2023 n’a toujours pas fait l’objet d’un décret). Des conséquences immédiates pour les affiliés et le personnel de la Caisse Un transfert de toute la gestion retraites (simulations, informations des affiliés, liquidations, paiement des pensions) à la CNAV serait catastrophique. Il détruirait cet outil qu’est la CNIEG, dont la grande qualité est reconnue y compris par l’IGAS. La qualité de service de la CNAV est loin d’être au niveau de celui de la CNIEG : délais importants de réponse, difficulté à contacter des conseillers, erreurs nombreuses dans les dossiers. A cela s’ajouterait la difficulté de reprendre un régime très différent du régime général. Enfin, tout cela se ferait sous impératif de baisse des couts et donc de réduction du personnel. Un danger immédiat Alors que l’IGAS, prudemment, indique qu’un tel transfert devra être précédé d’une étude et ne pourra pas être décidé avant plusieurs années, la représentante de la DSS a annoncé aux administrateurs que suite à ce rapport le Ministère de tutelle prendrait une décision sur un scenario rapidement soit d’ici fin mars 2026. Et cela sans étude, sans le début du commencement d’une réflexion sur les prérequis, les conséquences, les coûts, la faisabilité ! Les administrateurs CGT ont proposé une réponse immédiate et le Président du Conseil d’Administration, au nom de tous les administrateurs (salariés et employeurs), a écrit aux tutelles pour refuser l’étude d’un tel transfert, alors que d’autres priorités essentielles aux affiliés devaient être traitées. La FNME CGT lance une pétition et appelle tous les agents actifs et inactifs à la signer rapidement. Cliquez sur le lien suivant : https://c.org/Rzr8NKzC84 Lors de la préparation de la convention de gestion et de l’audit de l’IGAS, la FNME CGT a défendu : Le maintien de la CNIEG dans ses missions et le refus d’un transfert de l’activité, Le renforcement de son rôle au bénéfice des affiliés et d’une meilleure gestion (gestion du tarif agent, traitement des futurs bulletins de pension des agents régime général), L’amélioration des services notamment vers les affiliés non connectés et les polypensionnés (propositions reprises par le rapport de l’IGAS), La croissance du personnel en nombre et en qualification : augmentation des effectifs, formation et parcours professionnels internes, réévaluation des classements des postes, L’augmentation des moyens budgétaires pour renforcer les services aux affiliés, améliorer les conditions de travail et les salaires, faire face aux enjeux informatiques et réinternaliser les activités. C’est maintenant qu’il faut agir. Pour la pérennité et le développement de la Caisse,Pour améliorer la qualité pour les affiliésPour des meilleures conditions de travail pour son personnel Tous ensemble, affilié-es et agent-es de la Caisse, nous devons montrer rapidement notre attachement à notre Caisse et à l’outil qui a été construit au bénéfice des affiliés par l’engagement des agents de la Caisse. Rejoignez-nous, adhérez, pour renforcer la CGT EDF R&D, agir et peser ensemble sur les décisions.Pour vous syndiquer à la CGT https://cgt-edf-recherche.fr/se-syndiquer/Pour nous contacter : cgt-retd@edf.frPour lire nos publications : http://cgt-edf-recherche.fr/
Abrogation du départ à la retraite à 64 ans et retour des régimes spéciaux pionniers Deux ans après notre mobilisation historique, le gouvernement ne parvient toujours pas à faire admettre sa réforme des retraites illégitime par l’opinion. Il fait donc semblant de revenir dessus par des « concertations » à cadre budgétaire fixé. Seule l’abrogation de la réforme est légitime, mais seule notre mobilisation pourra l’imposer. LE RETOUR LA MOBILISATION MASSIVE DE 2023 A MIS LES RETRAITES AU CENTRE DU DÉBAT 64 ans, ça ne passe pas ! Il faut abroger la réforme, c’est le préalable non négociable, et revenir aux 62 ans pour ouvrir le chemin vers le retour à la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités. D’ailleurs tous ceux qui ont défendu le recul de l’âge de la retraite ont été sanctionnés dans les urnes. Dans les IEG, nous revendiquons en outre l’application de notre régime spécial pionnier pour tous les embauchés depuis septembre 2023. MAIS LE SUJET DES RETRAITES N’EST PAS CLOS ET REVIENT A L’AGENDA DES LUTTES Le « conclave » mis en place par le 1er ministre est une farce, à commencer par l’appellation. Les réunions avec des gens hostiles à l’abrogation de la réforme des retraites, comme le MEDEF, partisan de baisser la part des richesses produites attribuées aux retraites et partisan de la retraite par capitalisation, et la CFDT qui porte toujours son système de retraite par points recalé en 2019 pourraient, si elles n’accouchent pas d’une souris, aboutir à affaiblir encore plus les droits à la retraite des travailleurs. Il ne sortira jamais rien de négociations si le patronat n’est pas forcé à des concessions par la mobilisation des travailleurs. DÉMOCRATIE LE VOTE SUR LA LOI RÉFORMANT LES RETRAITES DOIT ENFIN AVOIR LIEU ! La concertation sur les retraites ne doit pas servir à légitimer la loi jamais votée, imposée par 49.3 en 2023 contre la volonté de la population. Aujourd’hui, plus de 70 % sont pour l’abrogation de la réforme des retraites. Pour que la démocratie soit respectée, la CGT exige dans tous les cas un vote au Parlement ou la consultation des français·es par référendum. RIEN SUR LES SALAIRES, PENSIONS, LICENCIEMENTS ET SERVICES PUBLICS Lors de son discours à l’Assemblée le Premier ministre n’a fait aucune annonce pour l’augmentation des salaires et des pensions, pour contrer les milliers de licenciements en cours ou sur la nécessité de stopper les attaques envers les services publics, premières préoccupations de la population. Son discours s’inscrit dans le sillage des politiques économiques exclusivement aux bénéfices des grands groupes, il poursuit le chantage à la dette, les menaces sur les services publics et la Sécurité sociale. POUR GAGNER : S’INFORMER, ECHANGER, SE SYNDIQUER POUR SE MOBILISER Prétendre nous faire travailler sans s’arrêter, pendant 43 années, jusqu’à 64 ans, sans avoir subi un licenciement, une carrière hachée, notamment pour les femmes, c’est mission impossible : il s’agit en fait de baisser le montant des retraites. Alors que le retour à 62 ans représenterait pour 2025, 3 milliards d’€uros, soit moins de 1% du budget total des retraites, le gouvernement et le MEDEF nous parlent toujours de dépenses, jamais du manque de recettes. Pourtant, il y a de quoi financer aussi bien l’abrogation de cette loi, mais aussi des avancées sur les départs anticipés, contre la pénibilité et le retour des régimes pionniers, en stoppant les cadeaux aux grandes entreprises et aux très fortunés, en augmentant les salaires, en réalisant l’égalité femmes-hommes, en arrêtant les exonérations de cotisations. Pour agir collectivement et peser sur les décisions, rejoignez-nous : https://cgt-edf-recherche.fr/se-syndiquer/
Après le choc des européennes les exigences sociales doivent être entendues ! L’abstention et l’extrême droite ont atteint un record lors des élections européennes de ce 9 juin. Cette tendance est à l’œuvre dans toute l’Europe mais la France est le pays dans lequel les listes d’extrême droite font le score le plus élevé. Les organisations syndicales alertent depuis des années sur la crise sociale et démocratique qui traverse notre pays. Un politique qui tourne le dos au social et qui crée déclassement, abandon de nos industries et de nos services publics, le passage en force contre la mobilisation historique contre la réforme des retraites, l’absence de perspectives de progrès et la banalisation des thèses racistes, constituent le terreau sur lequel l’extrême droite prospère. En décidant de dissoudre l’Assemblée nationale, et d’organiser des élections législatives en trois semaines, après les premiers départs en vacances et à la veille des Jeux Olympiques, le président de la République prend une lourde responsabilité. Il faut un sursaut démocratique et social. A défaut, l’extrême droite arrivera au pouvoir. Nous l’avons vue à l’œuvre dans l’histoire et aujourd’hui en Italie ou en Argentine par exemple : austérité pour les salaires et les services publics, réformes constitutionnelles remettant en cause l’indépendance de la justice et le rôle des syndicats, attaques contre les droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, remise en cause du droit à l’IVG, politiques racistes qui mettent en opposition les travailleuses et les travailleurs en fonction de leur religion, de leur couleur ou de leur nationalité. Nous connaissons ses votes en France comme en Europe, ils sont toujours défavorables aux travailleuses et aux travailleurs. Notre République et notre démocratie sont en danger. Il faut répondre à l’urgence sociale et environnementale et entendre les aspirations des travailleuses et des travailleurs et notamment : Augmenter les salaires et les pensions ; Revenir sur la réforme des retraites et sur celles de l’assurance chômage ; Défendre nos services publics et en garantir l’accès à toutes et tous sans condition de nationalité et sur tout le territoire. Notre école, notre recherche, notre système de santé, de prise en charge de la dépendance, notre système de justice sont asphyxiés et ont besoin d’investissements massifs ; Mettre fin à la verticalité du pouvoir en commençant par restaurer la démocratie sociale à tous les niveaux, entreprise, branche, territoire et interprofessionnel ; Mettre en place des mesures de justice fiscale et notamment taxer les super profits, dividendes et rachats d’actions ; Instaurer enfin l’égalité salariale et éradiquer les violences sexistes et sexuelles ; Instaurer le droit à la régularisation pour tous les travailleurs et travailleuses étranger·es sur la base d’un certificat de travail ; Relocaliser et transformer notre industrie pour répondre aux besoins sociaux en environnementaux en la protégeant du dumping social, fiscal et environnemental ; Créer de nouveaux droits pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs d’anticiper les transformations environnementales et de sécuriser leur emploi ; Dans l’immédiat, nous appelons le président de la République à la cohérence. L’Assemblée nationale est dissoute, les réformes doivent donc être interrompues étant donné qu’il n’y a plus aucun contrôle démocratique. Le gouvernement doit en particulier immédiatement renoncer à sa réforme de l’assurance chômage. Nous appelons à manifester le plus largement possible ce week-end pour porter la nécessité d’alternatives de progrès pour le monde du travail.