Déclaration CGT contre la vague fasciste actuelle

déclaration CGT contre la vague fasciste actuelle

Nous, CGT, ne baisserons jamais les bras devant l’extrême droite et les mesures anti-sociales de nos gouvernements qui valident ses idées haineuses.

La période actuelle est marquée par une montée en puissance des forces réactionnaires dans tous les pays occidentaux.

Aux Etats-Unis, par exemple, 93% des meurtres perpétrés pour des motifs idéologiques (entre 2005 et 2025) ont été commis par des membres de groupes d’extrême-droite.

En Allemagne, c’est en moyenne sept personnes qui sont assassinées chaque année par des militants d’extrême-droite.

La France ne fait évidemment pas exception : durant les quatre dernières années au moins onze personnes ont été tuées pour des motifs racistes, homophobes ou par des membres de groupuscules d’extrême-droite.

Ces faits sont documentés et vérifiables par n’importe qui, mais rarement mentionnés dans la presse et systématiquement occultés par les grands médias, tous possédés par une poignée d’utra-riches ou soumis à la mainmise du pouvoir présidentiel. Galvanisés par l’explosion de leurs fortunes ces dernières années, des milliardaires ne prennent même plus la peine d’avancer masqués et affichent ouvertement leur intention résolue de porter l’extrême-droite au pouvoir, à travers le contrôle des principaux groupes de presse, de maisons d’édition et chaînes de télévision.

La bollorisation d’une grande partie du paysage médiatique crée et entretient un climat de tension, de banalisation des idées racistes, xénophobes et LGBTphobes qui ne peut, à l’évidence, que favoriser les passages à l’acte violents sur le fondement de telles idées.

Et ce travail d’intoxication de l’opinion ne se borne pas à relayer les obsessions identitaires et autres paniques morales des idéologues réactionnaires.

L’extrême-droite tue, car la violence est au cœur de son histoire, de sa culture et de son projet. La violence est sa méthode assumée pour semer le chaos et la peur, afin de faire accepter l’instauration d’un ordre social toujours plus autoritaire, brutale et répressif.

Sa propagande raciste vise avant tout à diviser les travailleurs entre eux et justifier des mesures toujours plus hostiles aux immigrés dont la main d’œuvre peut ainsi être exploitée encore plus aisément et à moindre coût pour le capital.

Là est le véritable fondement de la frénésie haineuse des milliardaires d’extrême-droite et de leurs relais médiatiques et politiques : s’en prendre aux travailleurs, à leurs droits et à leurs organisations, dans le but unique et sans fin d’accroître leurs profits gigantesques, quel qu’en soit le coût pour les vies humaines de ceux qui produisent ces richesses.

Tout le monde peut constater cette hostilité forcenée et systématique vis-à-vis des salariés, des syndicats et de leurs revendications et de leurs actions pour défendre leurs intérêts.

Cette propagande est surtout et avant tout une propagande patronale au service des possédants, des grandes fortunes et de leur volonté. Elle crée un terreau tout aussi favorable à la répression syndicale et à la criminalisation de la défense des salariés victime de violences patronales et, in fine, de toute initiative d’organisation collective du travail par les travailleurs eux-mêmes.

Là encore les faits sont documentés et incontestables : la répression syndicale et les attaques visant les organisations sont en augmentation constante dans la période récente et atteignent des niveaux alarmants.

  • menaces sur les bourses du travail fermées arbitrairement, laissées à l’abandon ou dégradées volontairement ;
  • procédures-bâillon et judiciarisation à outrance des actions des employeurs vis-à-vis des représentant du personnel ;
  • licenciement préventifs de salariés affiliés à la CGT ;
  • sanctions disciplinaires disproportionnées ou sans motif ;
  • harcèlement managérial et mise à l’écart de représentants syndicaux ;
  • non-respect du droit de grève ;
  • pressions, provocations, chantages, intimidation.

Les méthodes des employeurs pour faire taire la voix de salariés sont bien connues et continuent de se généraliser.

Cette vague répressive culmine sans doute avec la mise en examen de la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, pour des propos ayant déplu à Bernard Arnault. Un fait sans précédent pour un dirigeant syndical en France.

En facilitant les licenciements et en organisant l’impunité des patrons-voyous, en diminuant en permanence les moyens matériels et humains alloués à l’inspection du travail, en restreignant continuellement les prérogatives des représentants syndicaux, comme avec les ordonnances Macron qui ont notamment supprimé les CHSCT, en diminuant les protections collectives des salariés, comme avec la loi ElKhomri qui permet aux entreprises de déroger aux accords de branche, tous les gouvernement depuis vingt ans ont orchestré cette dérive autoritaire.

De même que tous les gouvernements depuis vingt ans ont accompagné le durcissement sécuritaire et la militarisation de la police à l’origine des répressions extrêmement violentes dont ont fait l’objet les mouvements syndicaux et de leurs conséquences : insultes, passage à tabac ou mutilations de manifestants, garde-à-vue arbitraires, ciblage des journalistes afin de cacher la réalité des méthodes de « maintien de l’ordre » pratiquées lors de ces rassemblements.

Nous, CGT, ne baisserons jamais les bras devant l’extrême droite et les mesures anti-sociales de nos gouvernements qui reprennent son agenda politique et valident ses idées haineuses. La violence n’est pas notre méthode. AU contraire, c’est par l’organisation des travailleurs, aussi massive que possible, que nous entendons reprendre le contrôle sur notre travail et sur nos vies.

Le monde néolibéral est en crise et la violence déployées par les dirigeants économiques et politiques pour maintenir leurs positions est à la mesure de l’impasse dans laquelle ils se trouvent désormais.

Les vieilles recettes politiques ne sont désormais plus possibles et ne mèneront qu’au pourrissement définitif de notre société. Seule une transformation sociale, portée par la lutte des travailleurs, permettra de contrer l’extrême-droite.

Nous, syndicat CGT de la R&D d’EDF, appelons tous nos collègues à nous rejoindre pour s’atteler dès à présent à cette transformation seule à même de vaincre définitivement l’extrême droite et ses idées.

Rejoignez-nous, adhérez, pour renforcer la CGT EDF R&D, agir et peser ensemble sur les décisions.
Pour vous syndiquer à la CGT  https://cgt-edf-recherche.fr/se-syndiquer/
Pour nous contacter :  cgt-retd@edf.fr
Pour lire nos publications :       http://cgt-edf-recherche.fr/

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