La CGT vous informe : CR du CSE du 19 février 2026
Ce CSE s’est tenu à Saclay, sous la présidence du Directeur de la R&D, Bernard Salha.
La CGT a fait une déclaration d’actualité qu’elle vous a déjà communiqué précédemment pour exprimer sa lutte indéfectible contre les idées d’extrême droite et la vague réactionnaire actuelle.
Présentation du projet d’accueil du CMAP (projet MAX) et de ses impacts pour les salariés du site de Saclay : les élus votent à l’unanimité une délibération pour lancer une expertise dite Projet Important »
Vous trouverez en PJ la déclaration faite en séance par vos élus CGT.
La présentation n’a toujours pas apporté de réponses à l’ensemble des questions posées par les élus, en CSE du 30 janvier 2026, et par écrit dans un courrier du CSE à la direction (PJ) . Les documents fournis étaient une nouvelle fois très flous, et ne comportaient aucun élément sur les scenarii alternatifs qui ont été étudiés, et ce malgré les demandes déjà exprimées lors du CSE extraordinaire du 30 janvier.
Des informations majeures et structurantes n’ont été transmises qu’à l’oral en séance.
Effectifs R&D/Effectifs CMAP
La direction indique que le CMAP représente 200 personnes, contre 250 jusqu’à présent mais aussi selon nos sources suite à nos échanges avec le CMAP.
Elle soutient que leur arrivée nous ramènerait aux effectifs de la R&D à l’arrivée de Saclay.
Pourtant les données sociales dont disposent les élus montrent un écart de 36 agents entre fin 2016 et aujourd’hui ! Interrogée par la CGT sur les sources sur lesquelles la direction s’appuie pour faire cette affirmation … elle balbutie et finit par s’engager à nous fournir tout cela plus tard, chiffres précis et sources …
D’autre part, il y a davantage de doctorants et d’alternants, ainsi que de stagiaires, si bien qu’en comptant tout le monde, y compris les prestataires ou personnels externes de nos différents départements, il est probable que nous soyions un peu plus nombreux dans le bâtiment qu’en 2016. Certes, sans télétravail à l’époque d’où le décalage de perception mais le principe du bureau attitré reste acquis…. Nous étions en 2025 un peu plus de 1200 à travailler pour la R&D à Saclay (926 agents, 73 doctorants, 50 alternants, 160 stagiaires), sans compter les salariés d’entreprise extérieures. Par ailleurs, les aménagements induits par l’arrivée d’une entité externe, pour un même nombre d’occupants, réduit l’espace disponible.
L’argument de la direction d’un retour à l’occupation de 2016 avec l’arrivée du CMAP est donc faux. Toute l’analyse qui en découle pour nous expliquer qu’il n’y a donc pas de débat sur la faisabilité du projet est infondée.
Et quand bien même cela rentrerait « juste », cela supprime toute possibilité d’augmenter les effectifs d’EDF R&D !
Concernant nos espaces de travail R&D :
- La direction garantit des bureaux B1 pour le management,
- mais reste plus évasive et ne garantit rien sur les bureaux B2, « sauf exception » et volontariat. « On fait notre possible pour pouvoir répondre à toutes les demandes de B2. On ne peut pas cracher « croix de bois, croix de fer », dit-elle.
è pour la CGT, ce point n’est pas admissible, le volontariat est contraint quand il n’y a plus de place de toute façon dans l’espace alloué au département, et lorsqu’on arrive par exemple dans un bureau à plusieurs pour remplacer un collègue parti (mutation retraite). Le B2 doit rester la référence pour tous les agents ! - Pour les surfaces de bureaux, la direction ne respecte même pas les préconisations de l’INRS qui sont de 10m2 minimum par salarié
Source : L’aménagement des bureaux – Fiche – INRS - Pour les stagiaires, contrairement aux autres catégories de personnel, la direction les comptabilise non pas pour 1 personne, mais pour 0,5 ! Faire des moyennes de tout pour se convaincre que « tout » rentre », cela a ses limites …. « la direction veut donc « stocker » les « demi-stagiaires » dans les espaces bibliothèques actuels qui seraient transformés en « parc à stagiaires », ouverts sur le couloir et donc très exposés au bruit, loin de leurs tuteurs et des équipes de travail, qui sont les piliers essentiels de leur formation.
→ pour la CGT, c’est totalement inacceptable de traiter de cette manière nos jeunes en cours de formation, qui sont potentiellement nos futures recrues.
- A mots couverts, B.Salha brandit la menace du flexoffice si l’on ne rentre pas dans le rang : « La politique groupe n’est pas celle-là (les bureaux attitrés), y compris avec des gens qui ont besoin de se concentrer. Ils ne sont pas dans la même configuration que nous ; A la défense, il y a des bureaux en flexoffice, sans bureau attitré ; Entendez-le ! »
- Pour les salles de réunion, c’est neuf de moins ! Mais la direction, pour justifier que c’est suffisant, affiche avoir fait une « simulation » qui s’avère être « une règle de trois » (sic !) sur la base d’un « comptage » effectué en juin 2023.
- Enfin, une fois tout le monde éventuellement « casé » dans sa boite, cela supprime toute possibilité d’augmenter nos effectifs, et condamne donc les collègues à subir encore une intensification du travail déjà bien trop présente ! Quel est donc alors l’avenir envisagé par la direction pour la R&D d’EDF, si la direction supprime toute possibilité de recruter pour augmenter les effectifs ? A moins que la prochaine étape ne soit le passage en flex office, la direction d’EDF ayant rappelé en séance que nous étions bien lotis et au-delà des standards du référentiel immobilier d’EDF. Voilà encore une bonne raison de s’opposer purement et simplement à ce projet de MAXi dégâts.
D’autres conséquences très importantes s’annoncent sur les « rites et rythmes » puisque la direction indique à l’oral qu’ils devront être revus : cela donne par exemple qu’il y aura des heures définies pour chaque équipe pour aller déjeuner. Tant pis pour vous pour déjeuner avec d’autres collègues. Ce sera aussi un tour de rôle pour les jours de présence sur site, de manière à optimiser l’usage des locaux et donc à avoir un nombre de présents identique tous les jours de la semaine. Ce sont donc les projets de fonctionnement d’équipe, associés à TAMA, qui seront remis en cause, … avec sans doute moins de liberté à la clé pour chaque agent.
→ Pour la CGT : la direction semble avoir bien avancé seule sur les MAXi contraintes et dégradations auxquelles va conduire l’installation de 250 personnes extérieures dans nos locaux.
Concernant l’organisation des espaces CMAP/R&D : la direction indique que seule une séparation sur le plateau du 1er étage sera mise en place, que l’accès des personnels CMAP se fera par l’ascenseur côté G, qui leur serait réservé, et qu’il n’y aurait aucun système complémentaire de badgeage pour accéder aux autres étages. Ce qui fait que tous les personnels CMAP auraient matériellement accès à tout le bâtiment Opale.
- les personnels EDF R&D et CMAP seraient juste identifiés avec des couleurs de cordon de badge, qui légitimerait leur présence dans une zone ou dans l’autre. Cela se ferait « en toute confiance ». « Il n’y aura pas de grandes barrières », « il faut fluidifier les échanges ». Ce système serait validé par la DSIE (direction de la stratégie et de l’Intelligence économique) ! La encore, la direction ne documente rien, il faudrait la croire sur parole !
→ Pour la CGT, c’est inacceptable, du fait de la confidentialité de certaines données dont diposent les agents, car assurer le respect de la confidentialité risquerait encore une fois d’être renvoyé à la responsabilité individuelle de chaque agent, alors que c’est à l’employeur d’organiser et de mettre en œuvre les moyens d’assurer la sécurité autour des travaux menés par ses agent.es. - L’évacuation des Personnes en Mobilité Réduite (PMR) n’est pas prévue dans ce dispositif, les ascenseurs centraux n’étant pas accessibles pour la partie du plateau du 1er étage qui serait consacrée au CMAP.
- L’accès aux bureaux et le départ des bureaux pour le personnel du CMAP ne se ferait que par l’ascenseur G, avec au sous-sol un SAS d’accès qui permet juste un passage un par un. On imagine le délai pour arriver et partir …
- Rien n’est indiqué sur le parcours à suivre pour les personnels du CMAP pour se rendre à la restauration du bâtiment IROISE. Serait-ce en redescendant au parking Opale pour rejoindre les ascenseurs centraux ?
Le Service de Prévention en Santé au Travail n’a pas été consulté à ce stade. La direction indique qu’il contribuera à la CSSCT du 23 mars 2026.
→ Pour la CGT, étant donné les conséquences négatives de ce projet pour les personnels travaillant actuellement sur le site d’EDF R&D Saclay, il est INDISPENSABLE d’associer le SPST de bout en bout de ce projet.
La direction en séance nous informe en séance qu’elle décide unilatéralement de changer le calendrier du « dialogue social » sur ce projet majeur, et indique qu’elle demandera l’avis du CSE en 2 temps, un premier temps sur le macrozoning, un second temps sur le microzoning au mois de juillet.
→ Pour la CGT, ce découpage est INACCEPTABLE, et rend simplement tout avis impossible, le macrozoning conditionnant de fait le micro. La CGT a donc exigé que la direction demande un avis du CSE une fois l’ensemble des informations complètes et loyales dues aux élus du personnel fournies en bonne et due forme. Il n’est pas question de rendre un avis au rabais sur un projet aussi conditionnant et structurant pour TOUS les personnels d’EDF R&D à Saclay.
Compte tenu de tous ces éléments, la CGT est encore davantage convaincue qu’il faut s’opposer fermement à ce projet, qui va dégrader considérablement les conditions de travail sans améliorer les coopérations avec un labo qui se trouve aujourd’hui à 800 m seulement de notre site !
Il est de plus en plus clair que l’arrivée de 250 personnes extérieures ne peut se faire qu’à coup de contraintes trop fortes pour nous : incapacité à préserver des B2, à offrir suffisamment d’espaces de réunion d’autant plus indispensables, conditions d’accueil des stagiaires inacceptables, restrictions majeures sur nos temps de restauration, nos rythmes de travail, et impossibilité de faire croitre les effectifs EDF R&D qui est une nécessité absolue au regard de l’intensité du travail, puis, à terme une menace sur nos emplois.
Vu l’ampleur du projet MAX et de ses conséquences pour les personnels d’EDF R&D du site de Saclay notamment, les élus du personnel ont voté une expertise dite pour « Projet Important » permettant le recours à un expert afin d’analyser les conséquences précises de ce projet et avancer des recommandations dans le but d’écarter les risques majeurs pour les agents et les personnels du site. La délibération a été votée à l’unanimité.
Les élus ont réaffirmé que les délais légaux courront pour cette expertise à compter de la date de fourniture par la direction des documents COMPLETS et LOYAUX. Ils ont désigné le cabinet PROGEXA pour réaliser cette expertise, et mandatés 4 élus pour construire cette expertise avec le cabinet. La direction peut contester en justice cette expertise, ce qui suspendra de fait le projet le temps de la décision du tribunal.
La direction indique alors revoir le planning et réfléchir aux suites à donner à l’expertise, si le périmètre de l’expertise est juste d’un point de vue juridique, car elle ne doit pas traiter du projet de la R&D !
NB : Pour la CGT EDF R&D, le cabinet SECAFI initialement proposé par une autre délégation, n’était pas acceptable, étant donné la proximité de son dirigeant, Pierre Ferracci, avec le pouvoir politique actuel qui mène une politique antisociale qui broie le monde du travail. Pierre Ferracci est en effet le père de Marc Ferracci qui a été Ministre des gouvernements Barnier et Bayrou.
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