16 avril 2018
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Les mille et une raisons de se mobiliser au printemps 2018 !

“Ou comment ne pas se réveiller avec la gueule de bois…“

Contre toute attente, l’opinion publique n’est pas subjuguée par les messages de certains médias, stigmatisant les acquis des travailleurs pour justifier la casse des Services Publics. Au contraire, une majorité de Français semblent ne plus accepter la destruction permanente de chacun de leurs Services Publics.
 
Que ce soit la situation des travailleurs de la santé publique dans les établissements hospitaliers, les fonctionnaires d’Etat ou les travailleurs du rail, tous dénoncent la dégradation du Service Public au détriment de la privatisation, de l’enrichissement d’une élite et de l’accroissement des inégalités.

Dans les Industries Electriques et Gazières aussi !

La FNME CGT porte un projet POUR un nouveau Service Public de l’électricité et du gaz, celui-ci sera dévoilé le 18 avril 2018, il répond aux enjeux du XXIème siècle : lutte contre le réchauffement climatique, réponse aux besoins des populations et de la Nation et des garanties collectives de haut niveau pour l’ensemble des travailleurs de l’énergie.

Ce projet, la FNME CGT compte le partager avec les salariés du secteur pour l’étoffer et le modifier afin qu’il corresponde en permanence à leurs revendications et à l’intérêt général.

Pourquoi un nouveau Service Public de l’électricité et du gaz ?

Car il est temps de se mobiliser pour notre avenir et pour ne pas rester sur le bas-côté de la route à regarder la caravane passer !
 
Etrangement, M. Bruno Lemaire, ministre de l’économie de son état, devait effectuer des annonces dans le cadre de la loi PACTE le 18 avril 2018, veille de la nouvelle grande journée de mobilisation pour la défense des Services Publics, au seul appel de la CGT. Devait, car cette annonce est remise à plus tard… Peut être que le gouvernement a eu peur de mettre le feu aux poudres ?
 
En effet, lors de sa dernière intervention sur la loi PACTE, le ministre de l’économie avait indiqué que celle-ci serait accompagnée de fortes privatisations… Le secteur de l’énergie semble être en pleine ligne de mire !

Des entreprises qui se préparent à des privatisations…

Hormis ENGIE déjà sacrifié par l’Etat cette dernière décennie, alors que SARKOSY avait juré que jamais au grand jamais il ne privatiserait EDF et GDF, les autres entreprises de l’énergie n’ont que peu fait l’objet d’évolution de leurs capitaux. Seuls RTE et GRT gaz ont vu des modifications respectivement de 50% et 25%.
 
La loi PACTE peut modifier cette donne ! Elle porterait en elle la modification capitalistique de la plupart des entreprises des IEG afin de permettre l’entrée de capitaux extérieurs et privés.
 
A regarder de près, certaines entreprises affichent fièrement une santé extraordinaire, ne serait-ce pas là une manœuvre pour accrocher le chaland !?
 
Enédis affiche plus de 1 milliard de remontées de dividendes pour sept milliards de chiffre d’affaires en 2016 et 2017. De plus, Enédis décide dans son plan moyen terme (PMT) de supprimer plus de 2000 emplois ou teste des externalisations d’astreinte tableau… Plus de 14% de rendement ! Les fonds de pensions doivent affuter les couverts…
 
GRDF n’est pas en reste, plus de 25% de rendement ! 1 milliard de remontée de cash pour moins de 4 milliards de chiffre d’affaires…
 
N’est-ce pas surévalué pour des entreprises de réseaux sensées uniquement assurer leurs missions de service public ?
 
Les grandes manœuvres s’annoncent aussi pour RTE et GRT gaz, l’Europe veut des GRT transnationaux.
 
Côté Storengy et Elengy, l’avenir semble aussi incertain entre activités régulées et dérégulées, avenir du GRT Gaz, etc.

Et pendant ce temps-là, les employeurs des IEG ouvrent des négociations tous azimuts pour restreindre le statut et les garanties collectives…

Le calendrier de négociations à la branche des IEG s’accélère. Les employeurs veulent revoir un grand nombre de nos garanties collectives comme l’accord rémunération & classifications, l’emploi-formation-mobilité, la spécificité des métiers (révision des taux service actif), l’égalité professionnelle…
 
A ces négociations, il faut rajouter deux sujets qui concernent notre protection sociale : l’avenir de nos retraites avec la volonté gouvernementale de s’y attaquer ; les cotisations de la CAMIEG où les employeurs vont tenter un hold-up financier !
 
A cela, il nous faut ajouter les nombreuses négociations ou les multitudes réorganisations dans les entreprises, autour de la question de l’emploi (milliers d’emplois à Enédis, EDF, ENGIE…), des conditions de travail (accords temps de travail, externalisation de l’astreinte…) ou encore des classifications (suppression des GF au RTE…).

L’avenir du Service Public de l’Energie, de nos emplois et de nos garanties collectives et statutaires se joue aujourd’hui !

La FNME CGT vous invite à entrer dans la lutte !