Négociations Salariales dans les IEG – Non au plan d’austérité !
Nous n’avons pas à payer l’austérité imposée par Macron-Barnier-Retailleau !
Les négociations salariales vont commencer dans les Industries Electriques et gazières avec la toute 1ere réunion de la CPPNI (Commission Paritaire de la Branche des IEG) le 24 octobre.
Rappelons qu’en juin dernier la FNME-CGT a fait reculer nos employeurs, qui voulaient faire disparaitre notre grille de salaire, par son refus clair et net des pas de NR de 0,1%. Nos revendications restent intactes : pas touche à la grille de salaire des agents des IEG et augmentation générale des salaires de manière à ce que le salaire minimal de la grille des IEG se trouve au SMIC CGT, c’est-à-dire à 2000 euros brut mensuels.
Rappelons également que le retard du salaire national de base (SNB ☆) est colossal vis-à-vis de l’inflation qui nous concerne tous : la mobilisation CGT en 2022 a permis de gagner autour de 8% de hausse des salaires, mais avec une hausse du SNB faible, par le biais de NR automatiques pour les agents, et avec des conditions différentes d’une entreprise de la branche à l’autre : ce que nous voulons, c’est l’augmentation du SNB ! Elle est nécessaire pour permettre les embauches indispensables !
BUDGET de l’ETAT et de la SECU : L’AUSTERITE C’EST NON !
Par ailleurs les annonces du gouvernement Macron-Barnier-Retailleau sont alarmantes et inacceptables : les salariés, comme les retraités n’ont pas à payer ! Le budget d’austérité présenté début octobre prévoit une réduction des déficits publics de 60 milliards avec par conséquent des coupes sombres dans les budgets publics de plus de 41 milliards pour la seule année 2025 !
Avec notamment des conséquences dramatiques :
- Dans les services publics :
- 4000 postes d’enseignants en moins,
- 5 milliards en moins dans les services publics territoriaux ;
- Pour le secteur de la santé :
- 5 milliards d’économie pour les dépenses de santé avec des conséquences sur la baisse des remboursements de la sécurité sociale (baisse de la prise en charge des consultation médicales, baisse des Indemnités journalières, déremboursement de nouveaux médicaments …)
- Lors de son 1er déplacement en tant que 1er ministre, Barnier a rencontré du personnel hospitalier, épuisé, et a poussé la provocation jusqu’à leur dire qu’ils n’auraient aucun moyen supplémentaire.
- Pour les retraités : qui verraient leur pension revalorisée seulement en juillet 2025 au lieu de janvier. Là encore Barnier économise 3,6 milliards !
Rappelons encore une fois que les exonérations de cotisations patronales ont flambé avec les gouvernements Macron pour atteindre plus de 20 milliards par an : des cadeaux faits aux patrons en prenant sur notre salaire socialisé (salaire brut et super brut qui sont nos acquis !) ;
Le gouvernement trouve de l’argent pour la guerre mais pas pour les services publics, la santé, les salariés et les retraités !
Le seul budget de l’Etat qui sera en hausse est … le budget du ministère de la Défense qui grimperait de 3,2 milliards pour atteindre 50,2 Milliards. Ce sont 17 milliards en plus comparé à 2017, c’est-à-dire +48% depuis l’arrivée de Macron au pouvoir. Seule la recherche de solutions diplomatiques aux conflits existants nous sortira de l’escalade guerrière actuelle.
Quant au secteur de l’Energie
3 milliards de taxe supplémentaires dont 2 milliards pour EDF qui pèseront au final sur les factures des usagers, augmenteront encore le nombre de précaires énergétiques… et qui risquent d’être utilisés contre nos augmentations de SNB, contre la nécessaire augmentation des effectifs.
STOP : Les salariés ont assez payé !
De l’argent, il y en a !
- 175 milliards de cadeaux faits aux entreprises sous forme d’aides publiques ; cela représente une augmentation de 50% en 15 ans
- Record du CAC 40: plus de 123 milliards de profits en 2023 (source LaTribune) correspondant à une progression de 30% sur les dernières années
- Les 500 plus grosses fortunes de France ont vu leur patrimoine augmenter en 15 ans de 1000 milliards (passage de 200 à 1200 milliards depuis 15 ans)
Et nous, on nous fait travailler 2 ans de plus et Macron nous vole nos régimes spéciaux de retraite !
Nous exigeons :
- La hausse du SNB, pour atteindre un minimum de grille à 2000 euros brut ; ce qui correspond à 20% de hausse en intégrant le rétablissement de l’intégralité du mécanisme des échelons d’ancienneté (embauche à l’échelon 1),
- Le maintien de la grille unique de salaires des IEG,
- L’abrogation de la réforme des retraites,
- Nous refusons le budget d’austérité de Barnier !
Rejoignez-nous, adhérez, pour renforcer la CGT EDF R&D, agir et peser ensemble sur les décisions.
Pour vous syndiquer à la CGT : https://cgt-edf-recherche.fr/se-syndiquer/
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☆ SNB : salaire national de base est la base du calcul de nos salaires et de notre grille de salaire, suivant la formule
Salaire = SNB x (1 +MR/100) x K/100 x (1+A/100)
MR : majoration résidentielle = 25% pour la région parisienne
K : coefficient correspondant au NR
A : majoration ancienneté (échelon)


