6 décembre 2018

La victoire est à notre portée !

Ces trois dernières semaines, la colère sociale s’est exprimée partout dans notre pays, que ce soit au travers du mouvement des gilets jaunes, dont l’indépendance légitime est respectée par la CGT, mais aussi au sein des entreprises globalement, et dans le secteur de l’énergie en particulier.

Le mépris affiché envers la population, notamment la plus fragilisée, est une constante invariable de ce gouvernement, qui demeure «à côté de la plaque» en annonçant «des mesurettes» ne permettant pas de boucler des fins de mois de plus en plus difficiles.

Les salariés et retraités du secteur de l’énergie veulent travailler et vivre autrement. Ils en ont assez de l’incertitude du lendemain, du gel des salaires et des pensions.

Plusieurs analyses économiques démontrent que ce sont bien 400 € de perte de pouvoir d’achat en moins de 10 ans.

Le pouvoir d’achat est toujours rogné, les emplois sont de plus en plus fragilisés, quand ils ne sont pas simplement menacés, les garanties collectives ou statutaires sont régulièrement remises en cause. Les employeurs des IEG sont à la manœuvre en introduisant la possibilité d’inscrire des agents à Pôle Emploi.

L’autre haut fait d’arme contre les usagers et les salariés de notre secteur depuis 2008 a été dévoilé avec la parution de la PPE.

La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie, qui aurait dû délivrer la vision stratégique de l’État pour s’assurer de l’indépendance énergétique de la Nation, s’inscrit malheureusement sans grande surprise dans l’abandon du service public de l’énergie et de la perte de la sécurité énergétique.

La casse du secteur est en marche avec la volonté affichée de privatisation totale d’Engie, de découpage d’EDF, d’éclatement du Statut social des Industries Électriques et Gazières, de la disparition d’UNIPER et de la SHEM.

Les mesures envisagées ne répondent pas à l’urgence sociale exprimée ! Elles ne s’inscrivent pas non plus dans une lutte durable et équitable contre les effets du réchauffement climatique.

Les choix d’évolution du mix électrique bas carbone français portent sur la fermeture du parc charbon (moins de 1 % des émissions de GES) et sur la fermeture de 6 réacteurs nucléaires à court terme (moins de 10 ans) avec la perspective de 8 supplémentaires d’ici 2035.

L’impact sera marginal pour le climat, mais notable par la dégradation de la fourniture d’électricité et avec incidence sur le prix pour les usagers. «L’État stratège» serait bien inspiré de ne pas suivre l’exemple de la Belgique qui doit faire face à une pénurie d’électricité à l’approche de l’hiver par manque de moyens de productions pilotables.

Par effet domino, des milliers d’emplois pourraient être supprimés dans les bassins portuaires (charbon) ou dans la filière industrielle nucléaire (Orano, CEA, Framatome, General Electric) remettant en cause le maintien et le développement de notre industrie nationale.

La FNME CGT prend la mesure des répercussions de ces annonces et appelle les salariés et retraités à se mobiliser le 13 décembre avec appels à la grève pour défendre nos emplois en proposant la structuration des filières industrielles.

La FNME CGT sera aussi à l’initiative d’un rassemblement devant la CAN SSM, le 13 décembre pour la défense de la protection sociale et des droits acquis des mineurs.

Patronat comme Gouvernement sont sous pression de l’action collective des travailleurs

La fébrilité du gouvernement le contraint à des rétropédalages. Le MEDEF, par la voix de son nouveau président Geoffrey ROUX DE BEYSIEUX, avance des pistes pour résoudre les conflits” en proposant une hausse du SMIC conditionnée à une baisse des cotisations sociales, donc en ponctionnant notre salaire socialisé…

Ces signaux doivent nous encourager à faire converger et à amplifier les mobilisations jusqu’à obtenir gain de cause sur la base de nos revendications, pour faire entendre d’une seule et même voix nos exigences pour transformer la société, et dans le respect des valeurs de la CGT.

D’ores et déjà, la CGT a décidé de faire du 14 décembre, jour de la tenue de l’instance chargée de revaloriser (ou pas) le SMIC, une grande journée de grève, d’arrêts de la production et d’interpellation sous diverses formes des pouvoirs publics.

Mobilisons-nous partout dans le pays sur nos revendications notamment en termes de pouvoir d’achat et de pouvoir de vie.

Rassemblons les salariés et retraités autour :

  • De l’avenir de nos emplois industriel
  • Du maintien des garanties statutaires
  • Du renouveau du service public de l’énergie
  • De la revalorisation des pensions et des salaires

Par exemple dans les IEG, l’alignement de la grille des salaires sur le SMIC augmenterait de facto de 200 € le salaire brut de toutes et tous.

L’heure est à la tenue d’assemblées générales dans les entreprises pour élaborer des cahiers revendicatifs.

Que ce soit les 13 et 14 décembre, toutes et tous ensemble, ayons comme exigence un autre avenir, un avenir de progrès et de justice sociale !