5 juillet 2017
nouvel accord sur l’égalité professionnelle Femmes/Hommes

La négociation sur le projet de nouvel accord égalité professionnelle a été placée par la Direction dans le contexte du train d’économies qui doit rassurer les actionnaires mais qui détruit chaque jour davantage le socle social de l’entreprise. Du coup, ce projet est bien loin du compte, et constitue un simulacre.

En voici deux exemples éloquents :

  • La loi impose la suppression des écarts salariaux, EDF ne se fixe qu’un objectif de réduction de ses écarts.
    La Direction contourne la réalité en utilisant une méthode de calcul qui écarte des critères déterminant comme l’âge, la carrière dans son ensemble et l’ancienneté. Cela lui permet d’afficher un écart de seulement 0,4 % sur la rémunération principale et 4,8% sur la rémunération globale.
  • Aucun budget alloué ! Comment mettre en place des objectifs sans aucun moyen en regard ? Comment attribuer alors des NR Ega Pro, des NR retour congé maternité, garantir l’accès à la formation, la prise en charge des frais de garde en cas de formation, l’aménagement des locaux pour le personnel féminin, traiter la question de la prévention des violences faites aux femmes (élément nouveau obtenu par la pugnacité de la délégation CGT).

Parce que la CGT considère qu’une entreprise comme EDF devrait être exemplaire et novatrice tant sur le respect de la loi égalité professionnelle que sur l’accord d’entreprise, la CGT revendique :

  • La possibilité de prendre les jours « enfant malade », aujourd’hui systématiquement refusés.  La Direction a rejeté ce thème lors de la négociation !
  • L’évolution du congé « mère de famille » en « journée parentale » pour l’extension à tous les parents.
  • Que les NR de retour de maternité ou d’adoption et le maintien des rémunérations périphériques (primes variables notamment) soient attribués sans refus possible du management local.
  • Que la prévention des violences au travail soit prise en compte. Refus de la Direction qui préfère ne parler que du « hors travail ».
  • Un budget spécifique permettant l’application de vraies dispositions en dégageant l’accord du plan d’économies et de casse de l’entreprise.
  • L’utilisation d’une nouvelle méthode de calcul dite « nuage de points » permettant une plus juste lisibilité de la discrimination salariale et mettant en avant les nombreux écarts injustifiés et les plafonds de verre indépassables pour les femmes en matière de déroulement de carrière.
  • La fin des discriminations indirectes faites à des salariées qui travaillent à temps partiel et à qui sont refusées l’astreinte et certaines formations.

Nous continuerons à nous battre pour une égalité professionnelle réelle entre les femmes et les hommes, et contre les discriminations.

Si vous êtes intéressé(e) par le sujet, si vous vous sentez victime d’une discrimination, prenez contact avec Catherine Ferre-Ballin ou Michèle Amo, membres CGT de la Commission égalité professionnelle du CE.

Dans cette période, nous avons encore plus besoin d’une CGT plus forte,  ce qui passe par votre adhésion, contactez-nous.