1 mars 2019
Halte à la punition salariale!

La politique salariale d’EDF continue de sanctionner financièrement les milliers d’agents qui ne bénéficient pas d’avancements ou reclassements.

Avec + 0,3% du SNB, c’est 1,5 % de pouvoir d’achat de perdu, a minima, au regard de l’inflation « officielle »calculée par l’Insee, hors tabac !

Le dispositif salarial d’EDF relève de 3 niveaux:

  • Le premier étage se situe à la Branche professionnelle des IEG, où les 2 entreprises historiques devenues concurrentes EDF et ENGIE refusent de plus en plus d’assumer des critères collectifs pour les agents statutaires et luttent avec obstination pour que la politique de rémunération quitte tout socle commun. Cela donne des augmentations ridiculement inférieures au taux d’inflation pour le Salaire National de Base.
  • Au deuxième étage du dispositif, les entreprises tiennent les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) salariales qui déterminent les mesures individuelles d’augmentation : les taux de NR (reclassements compris) qui seront disponibles pour l’année.
    Dans cet exercice, les patrons nous indiquent, année après année, soit que la situation de l’entreprise est périlleuse et que les taux ne peuvent pas être très élevés, soit que la situation de l’entreprise se redresse mais que l’avenir restant incertain (comme toujours…), les taux ne peuvent être très élevés!
    A noter que l’État actionnaire et les cadres très supérieurs ne se posent pas toujours la question de l’avenir des comptes et n’hésitent pas à se servir !
    Bref la négociation se situe dans une fourchette contrainte définie en Conseil d’Administration EDF qui fixe la part des dividendes et par voie de conséquence, la part revenant aux investissements à la rémunération du travail.
  • Enfin, troisième étage du dispositif : les primes, les enfants, les primes ! Elles deviennent un élément majeur de la rémunération pour tous. Pas de cotisations pour la retraite et la sécu, elles sont versées à la tête du client. Pas d’égalité de traitement entre collectifs de travail et Unité, c’est la fête ! Pas d’engagement non plus : une année je te paie, la suivante je ne te paie pas !

La CGT appelle à revenir à plus de sérieux en matière de rémunération.

L’individualisation de la rémunération n’est pas une fatalité, elle relève des actes de management soutenus par les autres organisations syndicales représentatives d’EDF.

Les femmes et les hommes qui font tourner EDF chaque jour et génèrent des gains de productivité par leur implication professionnelle ne méritent aucune sanction financière. Pour la CGT, c’est le point d’entrée à toute négociation sur les salaires !

Des moyens existent pour gommer l’effet de l’inflation pour tous par le SNB et améliorer la reconnaissance avec les avancements et les reclassements. Les primes doivent servir à la compensation de certaines situations particulières et non relever de la carotte pour faire atteindre des objectifs sur lesquels peu d’agents ont la main.

Mettons fin aux sanctions financières !
Exigez une autre répartition des richesses que vous créez à EDF !