Abrogation de la contre-réforme des retraites MACRON-BORNE
Abrogation du départ à la retraite à 64 ans et retour des régimes spéciaux pionniers
Deux ans après notre mobilisation historique, le gouvernement ne parvient toujours pas à faire admettre sa réforme des retraites illégitime par l’opinion. Il fait donc semblant de revenir dessus par des « concertations » à cadre budgétaire fixé.
Seule l’abrogation de la réforme est légitime, mais seule notre mobilisation pourra l’imposer.
LE RETOUR
LA MOBILISATION MASSIVE DE 2023 A MIS LES RETRAITES AU CENTRE DU DÉBAT
64 ans, ça ne passe pas ! Il faut abroger la réforme, c’est le préalable non négociable, et revenir aux 62 ans pour ouvrir le chemin vers le retour à la retraite à 60 ans avec 37,5 annuités. D’ailleurs tous ceux qui ont défendu le recul de l’âge de la retraite ont été sanctionnés dans les urnes. Dans les IEG, nous revendiquons en outre l’application de notre régime spécial pionnier pour tous les embauchés depuis septembre 2023.
MAIS
LE SUJET DES RETRAITES N’EST PAS CLOS ET REVIENT A L’AGENDA DES LUTTES
Le « conclave » mis en place par le 1er ministre est une farce, à commencer par l’appellation. Les réunions avec des gens hostiles à l’abrogation de la réforme des retraites, comme le MEDEF, partisan de baisser la part des richesses produites attribuées aux retraites et partisan de la retraite par capitalisation, et la CFDT qui porte toujours son système de retraite par points recalé en 2019 pourraient, si elles n’accouchent pas d’une souris, aboutir à affaiblir encore plus
les droits à la retraite des travailleurs. Il ne sortira jamais rien de négociations si le patronat n’est pas forcé à des concessions par la mobilisation des travailleurs.
DÉMOCRATIE
LE VOTE SUR LA LOI RÉFORMANT LES RETRAITES DOIT ENFIN AVOIR LIEU !
La concertation sur les retraites ne doit pas servir à légitimer la loi jamais votée, imposée par 49.3 en 2023 contre la
volonté de la population. Aujourd’hui, plus de 70 % sont pour l’abrogation de la réforme des retraites. Pour que la
démocratie soit respectée, la CGT exige dans tous les cas un vote au Parlement ou la consultation des français·es par référendum.
RIEN
SUR LES SALAIRES, PENSIONS, LICENCIEMENTS ET SERVICES PUBLICS
Lors de son discours à l’Assemblée le Premier ministre n’a fait aucune annonce pour l’augmentation des salaires et
des pensions, pour contrer les milliers de licenciements en cours ou sur la nécessité de stopper les attaques envers les
services publics, premières préoccupations de la population. Son discours s’inscrit dans le sillage des politiques économiques exclusivement aux bénéfices des grands groupes, il poursuit le chantage à la dette, les menaces sur les services publics et la Sécurité sociale.
POUR GAGNER : S’INFORMER, ECHANGER, SE SYNDIQUER POUR SE MOBILISER
Prétendre nous faire travailler sans s’arrêter, pendant 43 années, jusqu’à 64 ans, sans avoir subi un licenciement, une carrière hachée, notamment pour les femmes, c’est mission impossible : il s’agit en fait de baisser le montant des retraites.
Alors que le retour à 62 ans représenterait pour 2025, 3 milliards d’€uros, soit moins de 1% du budget total des retraites, le gouvernement et le MEDEF nous parlent toujours de dépenses, jamais du manque de recettes. Pourtant, il y a de quoi financer aussi bien l’abrogation de cette loi, mais aussi des avancées sur les départs anticipés, contre la pénibilité et le retour des régimes pionniers, en stoppant les cadeaux aux grandes entreprises et aux très fortunés, en augmentant les salaires, en réalisant l’égalité femmes-hommes, en arrêtant les exonérations de cotisations.

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