18 juin 2019

La baisse des effectifs de la R&D ne fait que se poursuivre depuis 2015 : pour info fin 2015 il y avait 2127 agents selon le document « perspectives d’emploi 2016-2018 », 1941 agents à fin 2017  et dans le document présenté aujourd’hui à la fin 2018 ce ne sont plus que 1905 (donc 5 en CFC donc sur le départ sans remplacement) qui sont comptabilisés.
Et vous nous annoncez de nouvelles baisses.

Pour la CGT cette baisse est inacceptable, et ampute nos activités de R&D, notamment les activités de long terme  dites « corporate », qui sont celles qui nous permettront dans l’avenir d’apporter des solutions aux problèmes rencontrés à EDF et dans le secteur public de l’énergie.

Le bilan à mars 2019 de l’accord « GPEC » indique que les agents R&D ne sont déjà plus que 1883 soit une baisse de 14 sur les seuls 3 1ers mois de 2019. Dans vos perspectives, vous indiquez encore une baisse en 2019 avec une stabilisation pour 2021.

Quant à la promesse de diminution de la baisse, c’est quasiment ce que la direction nous dit chaque année depuis 2015 sauf que cela ne se vérifie pas en pratique !

Les conséquences de ces baisses sont graves pour la R&D et pour le personnel : quelques exemples.

– de nouvelles baisses pour l’Expérimental en thermohydraulique , et la CGT rappelle que la baisse des effectifs a déjà conduit à prendre des décisions d’arrêt d’activités sur la métrologie avancée alors qu’elles étaient attendues, ordonnancées, mais le département et les programmes ont pris la décision de ne pas faire car ils n’avaient pas les effectifs pour !!

– la baisse des effectifs conduit plusieurs départements à se réorganiser (encore). C’est ce qui a été discuté hier lors de l’intersyndicale MFEE ou un groupe va disparaitre. Les agents sont inquiets sur l’avenir de leurs activités avec des chiffres parlants : Turbo machines 30% de moins sur la commandite MAIS 50% de moins sur les effectifs !!

-Que comprendre de l’annonce de baisses sur les technologies du solaire à EFESE, alors que la programmation pluriannuelle de l’énergie, quoiqu’on en pense par ailleurs, demande de les développer ? C’est la même chose dans le secteur commerce.

-Et alors que 42 associations du nucléaire appellent à doubler les fonds de R&D pour le nucléaire, on baisse encore à EDF R&D, baisse d’autant plus importante dans certaines activités puisque vous annoncez une hausse sur stockage et mobilité. Sur le nuc, comme sur le reste  les besoins de recherche  sont là, pour la CGT c’est une augmentation des moyens et des effectifs qu’il nous faut, alors que nous constatons que des pans entiers des compétences de R&D sont sacrifiés.

Pour finir, la CGT veut alerter la direction sur les Conséquences humaines : les agents sont mis aujourd’hui dans des situations très difficiles à gérer, qui peuvent être source de conflit au sein des équipes de travail, entre agent et chef de groupe, entre agent et chef de projet.

En plus de l’invidualisation des taches, le personnel rencontre de graves problèmes de clarification des financements et subissent des ordonnancements insuffisants pour pouvoir réaliser le travail demandé dans des conditions acceptables. Et à cela s’ajoute la baisse des fonctions supports et des assistances de groupe, alors que le travail tertiaire doit être reconnu dans touters ces dimensions.

La preuve par My EDF

Voilà pourquoi la CGT donnera encore une fois un avis négatif pour votre bilan et vos perspectives d’emplois pour 2020-2022.

La CGT revendique des embauches statutaires pour réaliser le programme de travail actuel et pour continuer à inscrire la R&D dans son rôle d’expertise et de vision à long terme pour EDF et le service public de l’énergie. En effet les baisses subies depuis 2015, mais aussi les annonces concernant EDF (scission) font peser un danger sur l’avenir de la R&D d’EDF, et sur les compétences portées par les personnel EDF R&D.